Terres : le thème de l’édition 2026

Qui parle de Terres parle de nos pieds. La terre que nous foulons, le sol que nous arpentons. À portée du regard, l’horizon ou les murs.
Terres du réel ou de nos imaginaires, elles sont à la fois objet et sujet, géographie et histoire.

Elles portent le tragique inventaire des contrées réservées aux bagnes, aux travaux forcés, à l’enfermement des fous, à l’esclavage, aux goulags et à l’extermination. Terres désolées, terres désolantes. Aujourd’hui encore, prisons, camps et centres de rétention sont construits sur des « non-lieux », entre déchetteries et aéroports. Lorsque la terre devient objet de convoitise, les puissants imposent leur loi. Abattage, extraction et pillage entraînent brutalisation et répression des peuples. L’exil devient alors une dangereuse nécessité au prix de terribles déracinements.

Les quartiers enclavés, isolés et les “appartements-cellules” sont les outils de relégation des pauvres. Manifestation géographique des contours d’une existence. La géométrie des villes résonne avec celle des champs et les lignes droites des frontières post-coloniales.
L’essor du contrôle dématérialisé dresse des barrières invisibles mais tellement efficaces. Et dessine un monde fragmenté, nouvel avatar de la peine moderne : dehors sans être libre.

Parcourir une carte laisse libre cours au rêve.
La terre est, incontestablement, notre plus grand bien commun. Là, des personnes s’emparent du droit pour obtenir justice. Ici, des expérimentations disent l’urgence de vivre ensemble. Elles traduisent un autre rapport au monde, au vivant. La conquête n’est pas qu’affaire de terres, mais aussi de droits. Notre boussole les pointe sans relâche.

 

Rendez-vous lors de la sixième édition de Concertina, autour du thème Terres, les 26, 27 et 28 juin 2026.

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