Kamel Daoudi a 51 ans. Il est marié et père de trois enfants. Il fait l’objet, depuis le 24 avril 2008, d’une mesure d’assignation à résidence. De métier ingénieur d’études en informatique, il est, depuis 2016, interdit d’exercer.
Kamel Daoudi est arrêté, en 2001 à Londres, et soupçonné de liens avec l’organisation Al-Qaïda à la suite d’un séjour en Afghanistan. La Cour d’Appel de Paris le condamne à six ans de prison ferme pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste. Il est libéré en 2008 et fait l’objet d’une étroite surveillance depuis lors.
Il témoigne : “Depuis ma libération, je vis une existence kafkaïenne : assigné à résidence dans diverses communes dans les départements de la Creuse, la Haute-Marne, le Tarn, le Cantal, je dois pointer plusieurs fois par jour au commissariat de police ou à la gendarmerie et respecter un couvre-feu strict, sans droit de quitter la commune où je suis assigné loin de ma famille, ni de travailler ni de me stabiliser. Refusant l’extradition vers mon pays de naissance, l’Algérie, où je n’ai presque pas vécu et où je risque de mauvais traitements, je survis grâce à ma famille, que j’ai fondée malgré toutes ces contraintes. Je dénonce une privation de liberté disproportionnée de la part du gouvernement français et de son administration”.
Kamel Daoudi, enfermé dehors (Les Jours)
Kamel Daoudi, plus ancien assigné à résidence de France, vivant à Aurillac, a saisi la Cour européenne des droits de l’Homme, France 3 Régions.
Atelier – Enfermé dehors, assigné à résidence
Kamel Daoudi
Nicolas Klausser
Aïnoha Pascual
Modératrice : Annie Kensey
samedi 27 juin
14h30 – 16h
Chapiteau
Parc de la Baume – Dieulefit
Gratuit
